quand les extremes se rejoignent Jan18

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quand les extremes se rejoignent

Extrême, vous avez dit extrême! Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a comparé, lundi 16 janvier, le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, au commandant du Costa Concordia.
Quand l’hôpital se fout de la charité. Pour mémoire voici ce qu’écrivait Le Monde du 28/02/2011 En choisissant de se séparer de Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy souhaitait en finir avec la polémique sur les vacances tunisiennes de la ministre, la dernière d’une série de scandales ayant touché, depuis un an, nombre de ministres. »

Face à l’agacement croissant de l’opinion publique devant ces affaires à répétition de conflits d’intérêts, d’abus de privilèges et de soutiens politiques contestables, qui minent la popularité de l’exécutif, l’Élysée sait qu’il faut agir. Pourtant, en choisissant de faire entrer Gérard Longuet au gouvernement, Nicolas Sarkozy prend le risque de devoir faire face à de nouvelles polémiques.
S’il n’a jamais été condamné, l’ancien patron de la majorité UMP au Sénat possède en effet un passé judiciaire complexe, et continue d’être à l’origine de polémiques régulières

 Petite biographie :

Gérard Longuet, est né le 24 février 1946 à Neuilly-sur-Seine :

1964, il prend part, en compagnie d’Alain Madelin, à la création du mouvement Occident, groupuscule d’extrême droite souvent impliqué dans des affrontements violents contre l’extrême gauche.

1967, soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d’avoir été un des instigateurs d’une expédition violente menée par Occident contre des étudiants d’extrême gauche à l’université de Rouen (l’un de ces derniers étant laissé dans le coma après l’attaque), il est inculpé et incarcéré.

1968, il rejoint le Groupe union défense (GUD), groupuscule d’extrême droite mené par Alain Robert, dont il écrit la charte, puis Ordre nouveau, destiné à rassembler les nationalistes.

1971 Il fera partie avec Claude Goasguen de la direction de ce mouvement, dissous par décret du Conseil des ministres le 28 juin 1973.

1972, il rédige le premier programme économique du Front national, créé la même année

Des regrets ? A peine,  de ses engagements nationalistes des années 1960-1970, il dit : « J’assume avoir été d’extrême droite. On s’est simplement trompé sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer »

 Toujours suspect mais jamais condamné.

1994, inquiété pour le financement du Parti républicain et la construction de sa villa, il doit démissionner du gouvernement Édouard Balladur. Il bénéficie d’un non-lieu en  mars 2010, en partie grâce à la loi d’amnistie de 1990 sur les financements politiques.

1997, Renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « recel d’abus de crédit » dans une affaire concernant la construction de sa villa de Saint-Tropez (Var), il est relaxé en première instance, puis par la cour d’appel de Paris, en novembre 1998. Mis en garde à vue en mai 2001 pour recel de corruption dans l’affaire des marchés publics d’Île-de-France, il est également relaxé, en octobre 2005.

2008, Gérard Longuet est accusé de faire un rapprochement entre homosexualité et pédophilie en déclarant au Sénat : « C’est extrêmement réjouissant de savoir que l’on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l’école et qu’on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s’arrête… ». Interrogé par L’Est républicain, Gérard Longuet répond ne pas avoir souvenir d’avoir tenu ces propos, mais ajoute : « Qu’il y ait un lien entre homosexualité et pédophilie, ça peut arriver. Notamment dans des écoles catholiques, on a pu voir ça »

2010, Gérard Longuet s’oppose à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), déclarant qu’« il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes »

En 1986, il fonde une société de conseil baptisée Avenir 55. Celle-ci fournit à des grands groupes des prestations de conseil et des rapports. La société Cogedim lui verse ainsi 172 000 euros pour un contrat de conseil considéré comme fictif par la juge Prévost-Deprez, qui n’a trouvé que deux rapports rédigés par Gérard Longuet, des copies d’ouvrages déjà publiés.

Je me suis contenté de résumer rapidement ces faits, (Wikipédia) mais je vous recommande vivement l’article du Monde : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/28/le-passe-de-gerard-longuet-peut-il-gener-le-gouvernement_1486004_823448.html.

 Décidément, notre président est une personne fidèle en amitié. Son soutien à ceux qui ont pu participer à la campagne présidentielle de 1995 de M. Balladur parait sans faille.
Le plus inquiétant  serait dans les récompenses. A une certaine époque, un secrétariat d’état voir un ministère « subalterne » était une façon courante de remercier des services rendus. Mais toujours soucieux d’innover, M. Sarkozy n’aura pas hésité à remplacer Mme  Alliot-Marie par M. Gérard Longuet à un ministère régalien.

 Mais ça c’est une autre histoire.