Mme MORANO, merci ! Juin15

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Mme MORANO, merci !

Mme MoranoMadame Morano, je tiens à vous remercier. En ce qui me concerne vous avez atteint votre but. J’ai peur. Je suis un français très attachés à son histoire. Et comme j’aime mon pays, je le regarde avec autant d’objectivité que possible. Dans ses moments les plus glorieux, comme les plus sombres. En 1940, avec la fin de la Troisième République et la venue au pouvoir du maréchal Pétain, la collaboration allait permettre à l’extrême-droite non seulement de servir de supplétifs aux nazis mais de jouer un rôle actif dans la déportation des juifs et des gitans, ainsi que des opposants politiques, des communistes, des socialistes mais aussi beaucoup d’hommes de droite refusant le fascisme.

M. Charles Beigbeder, soulignait récemment le mauvais comportement des communistes pendant la seconde guerre mondiale. J’en ai donc conclu que pour lui, les cendres de Jean Moulin auraient dû être dispersées plutôt que de reposer au Panthéon.
M. Dahan vous a piégé… Était-ce bien utile. Vous aviez clairement annoncé vos idées et vos valeurs depuis le début de la présidentielle, et davantage pour les législative. Vous avez donc déclaré :  » Je ne veux pas que la France ressemble au Liban. » C’est d’ailleurs assez drôle que vous ayez choisi ce pays comme exemple. La présence Française de 1920 à 1943 ne semble pas vous poser de problème.
Quant au vote des étrangers (non communautaires) Il serait bon de rappeler que sur les 27 pays de l’union,  13 l’accordent.
L’Irlande, La Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, l’Estonie, la Slovénie, la Lituanie, la Hongrie et la Slovaquie octroient le droit de vote à tous les étrangers qui résident sur leur territoire depuis plusieurs années, entre deux et cinq ans selon les pays. Au Danemark et en Suède, Islandais et Norvégiens peuvent  voter sans condition de durée de résidence. Et après avoir résidé 51 jours dans la même commune en Finlande. Au Danemark, les étrangers ont même le droit de vote aux régionales et en Suède, à l’équivalent des conseils généraux ainsi qu’aux référendums nationaux.
Enfin, quel meilleur exemple de clairvoyance, que celle de votre idole. En 2001, dans son livre « Libre« , puis de nouveau en 2005 alors qu’il est ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy se prononçait en faveur du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections municipales, qu’il décrivait comme un « facteur d’intégration ». Ce qui prouve que tous les élus de droite ne sont pas contre cette décision.

Alors « oui » Madame Morano, vous avez réussi à me faire peur. Car les idées de l’extrême droite sont à la vie politique ce que le côté obscure est à la force. Tentantes, séduisantes et assassines pour une société démocratique.
Jacques Doriot, fut pendant la Seconde Guerre mondiale l’une des figures de proue du collaborationnisme. Après son départ du Parti communiste français, il fonda le Parti populaire français, qui fut durant l’Occupation allemande l’un des deux principaux partis français de la Collaboration. C’est en son nom que ses miliciens arrêtèrent ma grand-mère et  achevèrent de faire de ma mère une orpheline. Mon grand-père ayant subi le zèle de la police française, lors de la rafle du la rafle du Vél’ d’hiv‘ en juillet 1942.
Alors oui, vous avez réussi, j’ai peur! Mais pas du droit de vote des étrangers. Non! J’ai peur du chemin que vous osez emprunter en tant qu’élu de la république. Cette même république initiée par Voltaire, Diderot et Rousseau. J’ai peur de ce que vous osez faire de l’héritage du Général De Gaulle.

Votre diabolisation de la gauche revient à signer un pacte avec le diable.
Et pour le 26ème anniversaire de la mort de Coluche, j’oserai emprunter à celui dont vous auriez été  à n’en pas douter, un des sujets préférés : à un journaliste qui lui demandait s’il accepterait d’être le candidat des Faisceaux Nationalistes Européens, Coluche précisait : « C’est pas parce que je suis le candidat des pédés que j’ai l’intention d’être celui des enculés ! »

Mais ça c’est une autre histoire !