Le vers dans l’APPLE Mai30

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Le vers dans l’APPLE

La seconde disparition (définitive, celle-là hélas) de Steve Jobs, fondateur et PDG d’Apple, pourrait bien signifier à nouveau le déclin de l’ex- première capitalisation boursière du monde. 1ère place  perdue depuis la chute de son cours en bourse. De là à se demander si le principal problème d’Apple n’est pas dans son leadership, il n’y a qu’un pas. « L’histoire de la société, notamment ses échecs quand Steve Jobs n’était pas là, est un fardeau pour elle.

Et ce n’est pas la promesse d’une avalanche d’innovation faite à la conférence D : All Things Digital qui arrangera le sentiment des investisseurs. Près de 280 milliards de dollars de capitalisation sont partis en fumée depuis le niveau record de l’action il y a sept mois. Pourtant, pressé de question, Le directeur général du groupe, s’est bien gardé de dévoiler clairement quels seront les prochains produits révolutionnaires d’Apple. Selon lui, la seule chose qui pourra fondamentalement restaurer son auréole à l’entreprise sera l’annonce prochaine de nouveaux produits. Pour ce qui est de l’innovation Il semblerait qu’Apple soit encore une fois prévisible.

Voici  ce qu’on pouvait lire dans le magazine Challenge du : 27-05-2013

« Depuis la mort du fondateur en octobre 2011, la mode n’est plus à l’admiration quasi-mystique d’Apple. Dans la Silicon Valley, il est désormais de bon ton de douter de la pérennité de la société: beaucoup prédisent qu’elle se fera bientôt terrasser par Google ou Samsung, voire Amazon. En témoigne cet aveu, recueilli en Californie par Challenges le mois dernier, auprès d’un ex-dirigeant parti récemment chez un concurrent: « Apple ne comprend rien à internet ». Sous-entendu: le hardware, où excelle depuis dix ans l’entreprise, ne lui sera bientôt plus d’aucun secours, dans un monde nouveau formé autour du Big data, du cloud et des réseaux. […] La meilleure manière de mesurer cette impressionnante rupture de « hype » est de regarder la chute du cours de bourse ces derniers mois.
Certes, il a un peu rebondi le mois dernier, mais à quel prix! Il a fallu que Tim Cook charge la barque d’actionnaires de plus en plus turbulents: il a promis de leur verser non pas 45, comme prévu, mais 100 milliards de dollars de dividendes d’ici 2015. Steve Jobs leur avait constamment refusé cet honneur pendant quinze ans… »

A court terme, il semble plus raisonnable de tabler sur un renouvellement du portefeuille de produits actuels. JP Morgan prévoient la sortie, dans le courant de l’été, d’un iPhone 5S, qui serait compatible avec les nouvelles fréquences 4G et embarquerait des fonctionnalités sans contact (NFC), utilisées pour le paiement mobile. Ce lancement pourrait s’accompagner de celui d’un iPhone « low-cost  », deux fois moins cher que les modèles actuels. Attendons la prochaine keynote pour la WWDC 2013 qui se tiendra le lundi 10 juin au Moscone Center à San Francisco.
Quant à l’IPhone low-cost Il est fort à parier qu’il soit la cause du choix de la marque à la pomme de se séparer de son sous-traitant historique Foxconn. A moins que ce ne soit à cause de la vague de suicide qui y sévit. Depuis 2010, 13 salariés de Foxconn au total se sont suicidés à cause des dures conditions de travail imposées par le fournisseur, qui assemble aussi des produits pour Sony et Nokia et emploie 1,2 million de personnes en Chine. Les économies d’échelles que Foxconn pouvait réaliser grâce aux quantités qu’il produisait ont été partiellement éclipsées par les investissements qu’il a dû réaliser pour améliorer la rémunération et les conditions de travail de ses employés. Décidément c’est de plus en plus difficile de devenir milliardaire en chine difficile !

Entre ces suicides en chine et les ouvriers au Bengladesh qui meurent sous l’écroulement de leurs usines (ouvriers qui travaillent en majorité pour le textile européen) on peut se dire que la mondialisation aura fait tomber toute les frontières. Même celle de la colonisation et de l’esclavage.

 Mais ça c’est une autre histoire