Le jazz et la java Avr22

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Le jazz et la java

Comment allier le jazz et la java? Il y va des coups de cœur comme des coups de gueule. Parfois on a envie de sortir un peu des sentiers battus. Comme tout à chacun, il m’arrive de sortir et parmi mes loisirs favoris, les restaurants tiennent une place de choix. D’autant plus en cette époque de mal bouffe, de plats industriels faussement fait « maison » et autres cavaleries, qui feront bientôt perdre au pays de la gastronomie  son statut de première destination culinaire.

C’est pourquoi, j’ai décidé démocratiquement avec moi-même de vous faire partager mes découvertes en bien comme en mal.
Et justement ces derniers jours j’ai eu une surprise plus qu’agréable. Je suis un enfant des bords de marne, des guinguettes, des après-midi au bord de l’eau. Je crois pouvoir dire que j’ai même eu la chance de m’y baigner. Souvent dès les premiers beaux jours, nous allions en famille gouter les plats simples et festifs des terrasses qui fleurissaient le long des berges. Toute une époque…
Ma vie professionnelle m’a également amené à fréquenter les routiers qui bordaient les nationales et autres départementales de l’hexagone. Il va sans dire (mais encore mieux en le disant!) que le bœuf n’avait connu aucun jockey, les légumes ne sortaient pas d’un emballage sous vide, et la tarte aux pomme maison finissait de vous caler de la plus agréable façon qui soit.
Archive-Val-de-Beauté-1910Récemment, lors d’une des émissions dominicales de jean Luc Petitrenaud, j’avais appris qu’un bistrot Nogentais venait de ré ouvrir . La mobilisation des riverains et de la mairie avait payé. Menacé par une opération immobilière, le café avait fait l’objet d’un rassemblement de riverains et de membres de l’Association des Nogentais.
Les nouveaux patrons avaient choisi de conserver sa fonction première à l’établissement.
Le Val de Beauté s’était justement refait… une beauté et deux nouveaux gérants avaieLe val de beauté 2013nt voulu y créer un bistrot-restaurant-guinguette destiné notamment à ceux qui viendraient au pavillon Baltard situé quelques mètres plus haut.
« Nous tenons beaucoup à l’esprit guinguette » annonçait Ludovic Leriche, l’un des deux nouveaux gérants, reconnaissable entre mille avec ses splendides bacchantes.
Il fallait donc que je teste ce bel endroit.
Salle du val de beautéUn coin bar à l’ancienne, une salle façon bistrot avec ses nappes à carreaux rouge et blanc qui ne semble pas avoir changée depuis la création de l’établissement, une véranda pour les réunions, et surtout une cour-jardin comme à la belle époque. Mais ce qui vous mettra de suite à l’aise c’est l’accueil .Et le sourire, la chaleur, commence dès l’appel téléphonique que vous aurez passé pour réserver. Quelle que soit l’heure, votre retard éventuels, et autres aléas, on vous rassure et on vous assure que vous avez tout votre temps pour arriver. Et cela ne se dément pas.
Dès votre entrée que ce soit le patron avec sa moustache à l’écossaise ou le personnel, qui vous accueille, vous avez le sentiment de faire partie de la maison. Et rien n’est feint. Ma mère de 86 ans était ravie de s’entendre appeler « Ma chérie » et les autres clientes de se voir saluée par deux bises.jardin du val de beauté
Viens le moment de choix, ou plus tôt du choix. La carte plus que sympathique.
  • – Millefeuille de chèvre chaud, terrine de foie gras, rognons au porto, carré de porc aux mirabelles, ou encore le gourmand pain perdu d’Yvette (un régal). La carte change selon la saison et les arrivages. L’œuf cocotte au foie gras, à la carte en ce moment, est tout simplement divin. Quant à la viande, ils réussissent même le tour de force de garder le gout du bœuf à un simple steak tatare. Le pavé est fondant et les frites maison. Pour l’anecdote, pouvoir déguster, des os à moelle, grillés au four et au sel de Guérande, comme à la belle époque des halles de Paris a été simplement féerique. Un très grand et très sincère bravo au chef.
Ludovic Leriche et Pierce Brosnan Nogent Juillet 2012Le Val de Beauté fait aussi de salon de thé. Des soirées jazz y sont aussi organisées. Le tout à des prix qu’on ne croyait plus possible pour cette qualité dans un restaurant digne de ce nom, en région parisienne.
Messieurs les soi-disant restaurateurs, qui nous glissez adroitement un brin de persil frais pour revendiquer le « Fait maison », sur une souris d’agneau achetée à Métro, passez votre chemin.
En cuisine la diversité est une qualité et notre culture, nos éleveurs, agriculteurs, maraichers, et autres artisans des plaisirs de la bouche nous l’offre « sur un plateau ». On ne peut donc, que souhaiter trouver et retrouver des établissements comme celui-ci. Ce qui n’empêchera nullement, tout du moins, pour moi, et je l’espère pour vous aussi, une longue fidélité au Val de beauté.