J’ai fait un rêve Déc15

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J’ai fait un rêve

Ce soir, mon petit post du jour va prendre une couleur différente, celle d’un rêve. Celle des sentiments. J’avais pourtant bien avancé le précédent. Il y était question de la ville de New-York, d’une banque… (Encore !), du Freeganisme, et de nos déchets. Tout un programme. Mais rassurez-vous, je le garde au chaud pour une prochaine fois. Pour celui-ci je voulais me lancer un défi. Le genre de challenge auquel on promet de s’atteler après avoir été … bouleversé, choqué, ému… ! Touché.
Beaucoup d’évènements peuvent émouvoir. Une situation, un film, une chanson, une épreuve, la liste n’est pas exhaustive. Pour ma part, j’avais été confronté à une de ces journées qui s’inscrivent dans la longue liste des journées de M… .

Pour couronnée ce mémorable jour, la diversité des programmes télévisuels, me réconfortaient une fois de plus. C’est vrai après tout, ça pourrait être pire. Si, si, on pourrait être obligé de les regarder. Je décidais donc de me « légumer » devant un de ces longs métrages qui peuvent vous faire oublier un mauvais jour, et vous amener doucement dans les bras de Morphée. Tiens ! Puisqu’on parle cinéma, la réplique d’un film de Claude Lelouch (Hommes femmes mode d’emploi) me vient à l’esprit, pour illustrer la suite de mon histoire: « Le pire n’est jamais décevant ».
Je m’attelais, donc, à la recherche du chef d’œuvre de la soirée. L’ennuie depuis l’avènement de la TNT, non pas la dynamite, l’autre, celle qui fait davantage penser à un pétard mouillé. C’est que depuis que je peux la regarder, la consommation des films de ma vidéothèque n’a jamais été si importante. J’allais donc me rabattre sur ceux qu’on se promet de regarder plus tard. Quel tort !!!
Je ne suis pas un cinéphile suffisamment averti pour dire, si celui-ci est un grand film. Un de ceux qui deviendra un film culte. Peut-être pas. Ou si c’était mon état émotionnel du moment qui m’a retourné. Toujours est- il qu’il est 01H05 du matin et qu’en fait de sommeil je suis en train de chercher les mots qui vont me permettre de décrire au mieux ce moment rare et précieux.
Le synopsis du film* : Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles vont remettre en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. À travers leur engagement, chacune va trouver la volonté de bouleverser l’ordre établi. (*Allo-ciné). Le sujet traite de la façon dont est vécu la ségrégation, à la vielle de la longue marche du révèrent Jackson. Et la manière dont une jeune journaliste en herbe, va la combattre avec la seule arme qu’elle ait. L’écriture.
Le réalisateur nous fait vivre cette histoire en nous obligeant à entrer tantôt dans la peau des ségrégationnistes, enfin appelons un chat un chat, dans la peau des racistes, et dans une autre plus colorées. Un film en noir et blanc, pardon, Noirs contre Blancs. Quoiqu’en l’occurrence il s’agirait davantage de blancs contre des Noires. Je suis persuadé se suffisait à lui-même. Le ton est juste, les destins se croisent, les personnalités se révèlent, et la bonne bourgeoisie du Mississippi est tellement « blanche », que je me suis surpris à vouloir jeter le premier objet qui me tombait sous la main, pour faire voler en éclat, l’image qu’ils me renvoyaient.
Est-ce la force de la nouvelle dont le scénario a été tiré ? Celui des scénaristes, qui donne toute la puissance à ce film ? En tous les cas, pour ma part, je n’hésite pas à le qualifier de grand moment de cinéma. Au même titre que « La couleur pourpre » ou Le Cri de la liberté (Cry freedom). Certes le 1er est tiré d’un roman qui a obtenu le prix Pulitzer ! Et le second d’après deux livres du romancier Donald Woods.

Mais au-delà de ce sujet maintes fois porté à l’écran, j’ai voulu y voir, surtout, le courage contre l’injustice. Surtout celui de ces esclaves modernes qui contrairement à la jeune journaliste, devront vivre encore parmi celles qu’elles prendront le parti de décrier dans leur livre. Leur combats, du moins pour elle, est inutile, il ne changera pas leur condition. Et comme le dit Cyrano au seuil de sa mort
« Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès! Non! Non! C’est bien plus beau lorsque c’est inutile! »
Et ça l’est. Il faudra des années pour que changent les mentalités. La culture du racisme, de l’esclavagisme, enseignée comme un principe moral, soutenu au cours des siècles par les 3 principales religions. Le pot de terre contre le pot de fer. C’est toute la grandeur de ces sentiments. Le courage nait d’abord de la colère, de l’injustice, du désir de dignité, mais qui bien vite s’épanouit dans toute l’ingratitude de l’espoir.
Ces combats contre l’oppression que l’on ne mène plus pour soi, et qui profiteront peut être à ses enfants, surtout à ses enfants. Ces moments d’histoire où l’on n’a plus que sa volonté à mettre dans la balance. Et qui, à quelques rares exceptions près, ont donné naissance, sinon à des révolutions, mais à des bouleversements majeurs.
De nos jours, les soulèvements des pays arabes, me renforce dans l’idée que l’histoire avec un grand H, bégaye toujours. Une leçon que semblent ne jamais méditer ceux qui provoquent l’exaspération des peuples, des minorités, comme des individus. Sand doutes est-ce la trop lente réaction de ces derniers, qui les rassurent quant à une issue pourtant fatale. Pourtant nous aurions tellement à revendiquer de notre héritage de 1989. A commencer par ce que nous à enlever la Veme république. En effet nous ne sommes en démocratie qu’une fois tous les 5 ans et nous supportons une république monarchique le reste du temps.
Si les révolutions sont toujours accompagnées de sang, que dire de la couleur des sentiments qui les font naitre. Le titre de ce film américain est «The Help», pour une fois je trouve que sa traduction adaptée en français n’est pas si mauvaise : « La Couleur des sentiments » !
J’espère lire dans vos commentaires, si j’ai atteint le but que je m’étais fixé. Exprimer et rendre aussi fidèle que possible, les impressions et les sensations qu’il avait provoqué pour moi.

Et si notre futur dirigeant(e) était une femme, homosexuelle, noire, et athée ! Quoiqu’il en soit, prenez garde aux promesses à venir, vous risquez de ne jamais en voir la couleur.

Mais ça c’est une autre histoire…