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Hamon grand regret ou les primaires du PS

Manuel Valls et Marianne

1.2 millions de français ont voté pour la candidature de Benoit Hamon au 2ème tour des primaires du PS. Comme d’habitude les premières questions qui se posent, comme à chaque élection, sont le choix d’un candidat ou le rejet d’un autre. Et avant les programmes, les promesses, les engagements, tout le problème est là.

Voilà presque 60 ans que la V ème république ne nous permets que d’offrir un chèque en blanc à nos élus. Ceci est tellement vrai que l’engagement politique est devenu professionnel. Plus les femmes et hommes politiques ont de responsabilités et plus ils s’accrochent au moindre mandat. Au point de ne plus rien connaître des problèmes ou des aspirations des populations qu’ils disent vouloir représenter. Quoique cette affirmation n’est que partiellement vraie. Pour une frange majoritaire de nos représentants, il est notable qu’ils aspirent à contenter les plus privilégiés.

S’il était utile de donner d’autres exemples, j’évoquerai la façon dont les élus de tous bord freinent et ont freiné des quatre fers face à la loi sur le non-cumul des mandats ou l’abolition d’autres privilèges accordés depuis l’avènement de la V ème.
Ce qui devient tout à fait paradoxal quand on voit l’acharnement qu’ils mettent à détricoter les acquis imposés par le Programme du Conseil national de la Résistance comme la sécurité sociale ou le régime des retraites. N’ont-ils pas le mot « réforme » cheviller au corps. Ils nous ont tellement répété que nous étions contre toute forme de changement que nous avons fini par le croire. Pourtant quand on regarde leur empressement à se réformer, nous pourrions dire qu’en cette matière, ils sont nos dignes représentant.

Voilà pourquoi je crois sincèrement que les véritables réformes sont d’abord dans nos institutions.

A quoi sert d’élire quelqu’un qui ne respectera pas son programme. Pourquoi être obligé de donner sa voix au moins mauvais, quelle avancée pouvons-nous trouver à faire chuter tel ou tel.

Comment être représenté par une personne qui a, dans le meilleur des cas, quitter le monde réel depuis tellement de temps, et dans le pire, jamais connu ce dernier.

 

Comment penser qu’il suffit à ces personnes qu’il leur suffit de déclarer « j’ai rencontré les français » pour savoir ce que nous souhaitons. Quelle légitimité sans une réelle consultation populaire. Et pas seulement tous les 5 ans.

Pourquoi le vote blanc ne serait-il pas pris en compte. Et s’il atteint la majorité, pourquoi n’enverrai-t-il pas un message clair et officiel : Proposez nous autre chose !

Enfin ne serait-il pas plus légitime qu’une personne élue sur un programme, des intentions, des promesses, soit tenue de les respecter par un mandat impératif ?

Et cette liste de doléances démocratiques, n’est pas exhaustive. C’est pourquoi j’affirme qu’en l’état actuel les élections sont des pièges à con. Piège auquel pour ma part je ne souhaite plus participer.

Et pour les moins convaincus, ce soir au journal télévisé, un député PS proche de M. Valls a déclaré qu’il serait prêt à soutenir M. Hamon si celui si revoyait son programme. Autrement dit ce monsieur digne représentant de sa caste, n’a strictement rien à faire du désir exprimé par plus d’1 millions des sympathisants de son parti. Seul compte ce qu’il pense.

Mais ne vous y trompez pas. Cela ne m’empêchera nullement de défendre mes convictions. Que ce soit par des initiatives militantes comme la poursuite de ce blog

Mais ça c’est une autre histoire….