A vaincre sans périls… Mai22

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A vaincre sans périls…

Monsieur de Cyrano, a toujours été pour moi un modèle. et que dire d’une de ses plus belle réplique:  » A vaincre sans périls on triomphe sans gloire… »
Voila un long moment que je n’avais pas écrit quelques lignes. Plusieurs raisons à cela. Un besoin de ne pas apporter plus de confusion en cette période d’élection présidentielle. Plus pour moi d’ailleurs que pour le nombre d’amis qui me fait le plaisir de me lire. L’impression d’avoir dit ce qui m’importait. En effet les évènements pré et post élection n’ont fait que confirmer (hélas) quelques-une de mes réflexions. Et je crains fort que ça ne continue encore dans l’avenir, la preuve…. 

Hors du domaine politique, je suis heureux de constater  qu’un article de « Rue89 » face écho à un de mes avis sur les jeux vidéo.(http://www.rue89.com/2012/05/21/voulez-vous-tuer-avec-moi-ce-soir-ce-que-dit-la-science-des-jeux-video-232355)
J’avoue, bien volontiers, un certain contentement en lisant dans le journal Libération une chronique que la « BFMisation » de la télévision. Votre serviteur avait également traité cette dérive. ().
Pour le côté plus politique de mes interventions, une chose a retenu mon attention, la semaine passée.
J’ai le plus profond respect pour les électeurs de droite. Et les mots employés par les uns et les autres comme : « bataille, victoire… » m’ont toujours fortement dérangés. Pour rester objectif autant que faire se peut, je suis persuadé qu’à l’instar de leurs opposants, il y a autant de citoyens convaincus et honnêtes de part et d’autre. Un peu moins chez les militants et plus du tout en ce qui concerne leurs dirigeants.
Je ne reviendrai pas sur les attaques, passées, présentes et à venir de l’UMP envers le nouveau gouvernement. La mauvaise foi a atteint, à mon sens, une telle hauteur, que ça relève plus du désespoir que du calcul politicien. Pas que l’actuelle majorité fasse des prouesses, loin de là. Et je crains que ça n’empire.
M. Copé a, en effet, une autre bataille à gagner que les législatives.  Conserver l’unité d’un parti qu’il souhaite continuer à diriger. La machine UMP a prouvé, qu’être à sa tête, permettait sérieusement d’envisager sa candidature à l’élection présidentielle. Encore fallait-il que le parti soit rassemblé, unifié et en ordre de marche. C’est là qu’entre en jeu les dissensions d’ordre individuel, la division des courants, et la volonté affichée du front national de se présenter comme la réponse à une droite visiblement de plus en plus décomposée.
J’en veux pour preuve le parachutage de L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qui sera bien le candidat UMP aux législatives dans la 3e circonscription des Yvelines.
L’opposition des militants locaux de l’UMP et du candidat déjà en lice n’y aura rien changé, Jean-François Copé ayant décidé d’imposer son investiture.

Valérie Pécresse, présidente de la fédération UMP des Yvelines, n’avait pas caché ses réticences, jugeant une telle candidature « tardive et assez hasardeuse ».

Pouvant « se révéler aléatoire » dans une circonscription où  « on préfèrerait une solution locale ». En effet que penser de l’éviction d’un élu UMP solidement implanté localement, Olivier Delaporte, 57 ans, maire de La Celle-Saint-Cloud depuis 1998. Ce dernier n’a d’ailleurs pas caché sa frustration au journal « Minutes » :  » « C’est une erreur, voire une faute politique », s’est indigné vendredi Olivier Delaporte, interrogé sur 20minutes.fr, en dénonçant un « parachutage précipité ». « Je n’ai jamais été consulté, j’ai juste reçu un appel d’Henri Guaino me disant qu’il allait être candidat. Je lui ai répondu : ‘Grand bien vous fasse ». Il a affirmé son intention d’entrer en dissidence en maintenant sa candidature. « Je continue le combat ».
Les électeurs de cette circonscription se laisseront-ils déposséder d’un député qu’ils ont reconduit depuis tant d’année ?
Les parachutages sont monnaie courante et surement pas une prérogative de droite. 12 élus socialistes ne viennent-ils pas de se voir exclus du parti pour avoir refusé de retirer leur candidature ? En passant, si l’éviction d’Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon, ne m’émeut pas plus que cela, je suis attristé de celle du député de l’Aisne René Dosière.
Gouverner avec une majorité susceptible de permettre à l’action du gouvernement et aux projets du nouveau président de se réaliser est une aspiration légitime. Conserver l’unité d’un parti peut logiquement se concevoir. Mais céder à toutes sortes de calculs pour y parvenir, sans tenir compte des aspirations des électeurs, démontre que le « changement » reste un vœu citoyen qui n’est pas près de toucher nos dirigeants. C’est pour cela, que je reste persuadé, que la solution est ailleurs.  Dans l’arrêt de la professionnalisation de la vie politique avec les nombreux avantages qui y sont liés, le non cumul des mandats, l’abaissement du renouvellement des mandats, l’âge limite de la représentation, la prise en compte des bulletins blancs… et surement d’autres pistes. Car que dire du choix des urnes,  quand celui-ci se réduit à la seule volonté des calculs et des manœuvres des partis.

Le « n’importe quoi, plutôt que l’autre camps » ne peux et ne pourra jamais être une solution quelle que soit la politique qui en découlerait.

Mais ça c’est une autre histoire….